Logo de l'organisme de formation

CEPFOR, Activ'acteur de Compétences

Représentation de la formation : Bientraitance et refus de soin

Bientraitance et refus de soin

Formation présentielle
Accessible
Taux de satisfaction :
9,4/10
(32 avis)
14 heures (2 jours)
Net de TVA
Se préinscrire
14 heures (2 jours)
Net de TVA
Se préinscrire
14 heures (2 jours)
Cette formation est gratuite.
Se préinscrire

Formation créée le 16/01/2020. Dernière mise à jour le 9/05/2022

Version du programme: 1

Programme de la formation

"La maltraitance au sens du présent code vise toute personne en situation de vulnérabilité lorsqu’un geste, une parole, une action ou un défaut d’action compromet ou porte atteinte à son développement, à ses droits, à ses besoins fondamentaux ou à sa santé et que cette atteinte intervient dans une relation de confiance, de dépendance, de soin ou d’accompagnement. Les situations de maltraitance peuvent être ponctuelles ou durables, intentionnelles ou non. Leur origine peut être individuelle, collective ou institutionnelle. Les violences et les négligences peuvent revêtir des formes multiples et associées au sein de ces situations." Cette définition juridique de la maltraitance a été ajouté au Code de l’action sociale et des familles avec la loi du 7 février 2022. La connaissance du cadre de cette loi et les méthode pour la respecter sont dès lors un enjeu majeur pour les professionnels de santé. Les valeurs qui fondent la médecine impliquent que le traitement curatif ou préventif proposé à une personne malade ou non, ou parfois imposé à une communauté, ne peut être que bénéfique pour elles. Pourtant quelle que soit l’intention bienveillante, un geste thérapeutique n’est jamais anodin. Il revêt toujours une charge symbolique qui donne au rapport dissymétrique médecin/malade son expression la plus accusée. C’est pourquoi l’intervention sur le corps d’une personne nécessite toujours de part et d’autre une confiance sans réserve. Il s’agit d’un véritable pacte qui trouve sa justification éthique dans la priorité accordée à l’intérêt de cette personne. Du moins est-ce ainsi que cette relation a toujours été entendue par les uns et les autres, qu’elle a été inscrite dans des codes et des lois, et largement pratiquée au cours de l’histoire. Le consentement aux soins et aux traitements est au cœur de cette relation. Or, aujourd’hui, la complexité accrue des propositions thérapeutiques et une plus grande autonomie de décision reconnue aux personnes malades (loi du 4 mars 2002) dans le domaine des soins médicaux ont abouti à ce que le consentement du malade ne soit plus simplement implicite mais doive être explicité, avec pour corrélat une plus grande attention portée à sa parole, fut-elle hostile à une proposition médicale. En effet, qui dit consentir aux soins implique logiquement avoir la possibilité de refuser telle ou telle thérapeutique. Ce refus, jugé à l’aune d’une efficacité médicale réputée croissante, apparaît toujours - vu du côté de la médecine - comme une sorte de contrainte, une transgression du principe de bienfaisance. Un tel manquement au devoir d’optimiser les chances de guérison du patient (ou parfois de protéger la société) soulève un questionnement éthique d’autant plus aigu que le refus de la thérapeutique proposée peut sembler entaché d’un défaut de discernement chez un malade en situation de souffrance, dans un état de vulnérabilité particulière, diminué par la conscience de sa propre faiblesse, parfois à l’approche de la mort. Mais ce refus peut aussi être perçu comme une mise en cause même du concept de bienfaisance selon un point de vue unilatéral strictement médical. En certaines circonstances extrêmes, ce questionnement se présente au médecin comme un véritable dilemme éthique. Les conclusions qui s’en dégagent semblent porter, le plus souvent, sur un appel à dialoguer et à s’écouter mutuellement. Et c’est sans doute la qualité de ce dialogue et de cette écoute qui marquera une nouvelle étape dans l’histoire du refus de traitement. Dialogue et écoute qui, aboutis, pourraient transformer les manières d’être et de voir du soigné et du soignant.

Objectifs de la formation

  • Identifier les responsabilités du soignant et de l’institution face à un refus de soins
  • Comprendre le refus de soins au niveau aussi bien éthique dans la relation soignant/soigné, que sur le plan juridique
  • Décoder les situations d’oppositions
  • Poser les attitudes à adopter face à un refus de soins, individuellement et en équipe, en utilisant les méthodes d’approches et de communication adéquates
  • Utiliser des stratégies de soins conscientes pour parvenir à éviter un soin réalisé de force

Profil des bénéficiaires

Pour qui
  • Aide-soignant.e
  • Infirmier.e diplômé.e d'Etat
Pré-requis
  • Travailler auprès des résidents, surveiller l'état général du patient/résident, réaliser les actions de soins adéquates.

Contenu de la formation

  • JOUR 1 Introduction (1h)
    • Tour de table : présentation des participants et de leurs attentes
    • Définition du « prendre soin »
  • Le cadre juridique (2h)
    • Les droits du patient, les devoirs des soignants, les responsabilités de chacun
    • La notion de contrat de soins
    • Recommandations de bonnes pratiques HAS et ANESM et lois : du 4 mars 2002, Avril 2005, décret du 6 février 2006
  • Les représentations du soignant face au refus du « bon soin » (2h)
    • « Vous devez prendre ce médicament »
    • « C’est le docteur qui l’a prescrit »
    • « C’est bon pour vous »
    • « Je dois vous laver, laissez-vous faire »…
    • Le ressenti du soignant, expression sur le sens que le soignant donne à ce refus, quels sont les enjeux et les conséquences du refus, peut-on reposer les objectifs de soins face au refus ?...
  • Identification des situations de refus (2h)
    • Le refus de prendre des médicaments,
    • Le refus de se laver
    • De s’alimenter
    • De se lever
    • De communiquer
    • De participer à des activités
    • De sortir
    • Le refus des règles institutionnelles…
  • JOUR 2 Comprendre le refus, en rechercher les causes (2h)
    • Histoire de vie incomplète, l’entourage familial
    • Informations insuffisantes, ou rétention d’information
    • Sentiment pour le soignant de perdre le contrôle de la situation
    • L’influence de la physiopathologie : déficience des sens, vieillissement, maladie…
    • Douleur, souffrance morale, dépression du patient
    • Démence
    • Communication verbale et non verbale
    • L’environnement du soin…
    • Le moment du soin, sa présentation, sa réalisation, son contexte général
  • Comment proposer un soin adapté et bien traitant ? Comment adapter sa prise en charge pour tenter de faire accepter le soin (2h)
    • En prenant du recul pour réagi en professionnel
    • En mobilisant les outils de communication et les techniques d’approche face aux personnes opposantes et ou démentes pour gérer l’agressivité,
    • En incitant en stimulant le patient
    • En acceptant de passer la main
    • En acceptant le refus et reposer des objectifs à court terme plus adaptés à la situation
    • Apprendre à savoir gérer le refus de soins en équipe, dans l’échange de parole, et l’analyse, pour se préserver et ne pas s’épuiser.
  • Les outils d’aide à la prise en charge du refus en équipe dans la cohérence et la cohésion (2h)
    • L’étude de cas
    • La résolution de problème
    • Les transmissions ciblées
    • Le projet individuel
    • Le plan de soins adapté
  • Suivi et amélioration des pratiques (1h)
    • Temps de réflexion ciblé pour chaque participant permettant d'identifier ses propres actions d'amélioration au sein de ses pratiques professionnelles (fiche "Bilan individuel d'activité")
Équipe pédagogique

L'équipe pédagogique est pilotée par Karine BONET, Directrice Générale du CEPFOR accompagnée Emmanuel FOURQUET, assistant pédagogique. Notre CFA et organisme de formation est doté d'une référente handicap, Sabine ZANATTA que vous pouvez mobiliser pour aménager votre parcours.

Suivi de l'exécution et évaluation des résultats
  • Feuilles de présence.
  • Questions orales ou écrites (QCM).
  • Mises en situation.
  • Formulaires d'évaluation de la formation.
Ressources techniques et pédagogiques
  • Accueil des stagiaires dans une salle dédiée à la formation.
  • Documents supports de formation projetés.
  • Exposés théoriques
  • Etude de cas concrets
  • Quiz en salle
  • Mise à disposition en ligne de documents supports à la suite de la formation.

Qualité et satisfaction

Indicateurs de satisfaction et de suivi de la performance
Taux de satisfaction des apprenants
9,4/10
(32 avis)

Modalité de certifications

Résultats attendus à l'issue de la formation
  • Validation des acquis et compétences
Modalité d'obtention
  • Délivrance d'un certificat de réalisation

Capacité d'accueil

Entre 4 et 12 apprenants

Accessibilité

CEPFOR dispose d'une référente handicap que vous pouvez mobiliser pour adapter votre parcours.